Publié le 2026-02-25 22:56:40
Le Togo réagit à la décision du Ghana de saisir l’arbitrage international pour la délimitation de la frontière maritime. Retour sur les négociations, les enjeux et les perspectives de règlement pacifique.
Contexte du différend
Le 20 février 2026, le Ghana a notifié au Togo son intention de recourir à une procédure d’arbitrage international concernant la délimitation de leur frontière maritime, en s’appuyant sur la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982.
Cette décision intervient après plusieurs incidents maritimes entre 2016 et 2018 dans l’espace non délimité, qui avaient déjà souligné l’urgence d’un accord.
Les négociations bilatérales
Depuis juin 2018, les deux pays avaient engagé des discussions à travers la Commission Nationale des Frontières Maritimes du Togo (CNFMT) et la Ghana Boundary Commission.
Ces pourparlers avaient permis des avancées techniques, notamment l’adoption d’une carte marine commune et la définition de points de référence pour une délimitation consensuelle.
Lors de la cinquième réunion plénière en août 2019 à Accra, les deux États s’étaient engagés à éviter toute action susceptible de nuire au climat de fraternité et de paix.
La position du Togo
Dans son communiqué du 25 février 2026, le Gouvernement togolais prend acte de la décision du Ghana et réaffirme son attachement :
- au règlement pacifique des différends,
- au bon voisinage et à la coopération fraternelle,
- aux principes de justice et d’équité consacrés par la CNUDM.
Enjeux et perspectives
La délimitation de la frontière maritime Togo–Ghana est stratégique pour :
- l’exploitation des ressources halieutiques et énergétiques,
- la sécurité maritime régionale,
- la consolidation des relations diplomatiques entre Lomé et Accra.
L’arbitrage international pourrait offrir une solution durable, mais il marque aussi une rupture avec le cadre bilatéral qui avait jusque-là prévalu.
FAQ
1- Pourquoi le Ghana a-t-il saisi l’arbitrage international ?
Parce que les négociations bilatérales n’ont pas abouti à une délimitation définitive malgré plusieurs années de discussions.
2- Quelle est la réaction du Togo ?
Le Togo accepte la décision, tout en réaffirmant son attachement au règlement pacifique et équitable des différends.
3- Quels sont les risques ?
Un ralentissement des relations bilatérales, mais aussi une opportunité de clarification juridique et de stabilité régionale.
Tags
Togo #Ghana #FrontièreMaritime #Diplomatie #CNUDM #ArbitrageInternational #AfriqueDeLOuest #RelationsInternationales
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