Publié le 2025-09-26 02:21:57
Au Togo, les enseignants constituent le pilier du système éducatif. Pourtant, dans le secteur privé, leur rémunération reste l’une des plus grandes faiblesses du métier. Malgré la revalorisation du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) à 52 500 francs CFA en 2023, de nombreux établissements privés ne respectent pas encore ce plancher légal.
Des salaires en dessous des attentes
Les témoignages recueillis auprès d’enseignants privés révèlent une situation préoccupante.
Un enseignant volontaire perçoit en moyenne entre 35 000 et 50 000 francs CFA par mois.
Dans un lycée technique de Lomé, un professeur diplômé d’une licence gagne environ 55 000 francs CFA pour dix mois de travail dans l’année.
Dans le primaire, les rémunérations tournent autour de 45 000 francs CFA mensuels, toujours pour une année scolaire de dix mois.
Ces chiffres montrent que, même pour les enseignants qualifiés, la rémunération reste modeste et parfois à peine supérieure au SMIG.
Un quotidien marqué par la précarité
Au-delà des montants, les enseignants du privé font face à plusieurs difficultés. Dans certains établissements, les salaires ne sont pas versés régulièrement, ou accusent des retards importants. Les enseignants se retrouvent alors obligés de cumuler des heures supplémentaires ou d’enseigner plusieurs matières pour compléter leurs revenus.
À cette précarité s’ajoute la surcharge de travail : effectifs pléthoriques, volume horaire élevé, charges pédagogiques multiples. Une situation qui pèse lourdement sur leur motivation et sur la qualité de l’enseignement offert aux élèves.
Une application inégale du SMIG
Un an après sa revalorisation, le SMIG peine à être appliqué partout, notamment dans les petites structures privées. Les promoteurs d’écoles évoquent souvent les frais de scolarité trop bas pour justifier leur incapacité à payer correctement les enseignants. Pourtant, dans certains établissements, les frais demandés aux parents sont largement supérieurs aux salaires réellement versés, ce qui alimente un sentiment d’injustice.
Quel avenir pour les enseignants du privé ?
Face à cette situation, syndicats et organisations de défense des droits des enseignants appellent à une régulation plus stricte. L’État est attendu pour faire respecter le SMIG et instaurer une grille salariale spécifique au secteur privé, afin d’éviter les abus. Sans un meilleur encadrement, les enseignants du privé continueront de vivre dans la précarité, alors qu’ils jouent un rôle central dans la formation de la jeunesse togolaise.
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