Publié le 2026-01-11 04:28:24
Le 7 janvier 2026, Donald Trump, 47ᵉ président des États-Unis, a signé un mémorandum ordonnant le retrait de son pays de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU. Une décision qui bouleverse l’équilibre diplomatique mondial et relance le débat sur l’avenir du multilatéralisme.
Le 7 janvier 2026 marque un tournant majeur dans la politique étrangère américaine. Donald Trump, fraîchement réélu président des États-Unis, a signé un mémorandum ordonnant le retrait de son pays de 66 organismes internationaux jugés « contraires aux intérêts des États-Unis».
Cette décision, qui s’inscrit dans la continuité du décret exécutif 14199 publié en février 2025, vise à réduire l’implication américaine dans les structures multilatérales, notamment celles issues du système des Nations Unies.
Contexte et justification
- Décret 14199 (février 2025) : lancement d’un audit complet des engagements internationaux des États-Unis.
- Rapport du Secrétaire d’État : identification des organisations jugées incompatibles avec les priorités nationales.
- Objectif affiché : « protéger les intérêts américains » en réduisant les financements et la participation aux instances internationales.
Donald Trump affirme que ces retraits permettront de réorienter les ressources vers des priorités nationales et de « restaurer la souveraineté américaine face aux bureaucraties internationales ».
Les 35 organisations non affiliées à l’ONU
Parmi les structures visées, on retrouve des organismes liés à l’énergie, à l’environnement, à la culture et à la coopération internationale. Les États-Unis quittent notamment l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Alliance solaire internationale, l’Union internationale pour la conservation de la nature, ainsi que le Forum mondial de lutte contre le terrorisme.
Ils se retirent également de l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale, du Forum intergouvernemental sur les mines et métaux, et du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Ces retraits traduisent une volonté de désengagement des États-Unis des initiatives globales sur le climat, la biodiversité et la gouvernance démocratique, mais aussi une rupture avec des réseaux de coopération scientifique et culturelle.
Les 31 organismes liés aux Nations Unies
La décision frappe également le cœur du système onusien. Les États-Unis se retirent de la Commission du droit international, du Programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat), de l’entité ONU Femmes, de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ainsi que de l’Université des Nations Unies.
Ils cessent aussi de participer à des programmes transversaux comme ONU Énergie, ONU Eau, ONU Océans, ou encore le Fonds des Nations Unies pour la démocratie.
Ces retraits affaiblissent directement la coopération internationale sur des enjeux cruciaux : égalité des sexes, climat, urbanisation durable, paix et sécurité.
Conséquences diplomatiques
Isolement relatif des États-Unis
Cette décision réduit la capacité des États-Unis à peser sur les négociations multilatérales et à influencer les normes internationales.
Réactions internationales
L’Union européenne exprime son inquiétude face à un affaiblissement du multilatéralisme, tandis que plusieurs pays en développement craignent une baisse des financements pour des programmes vitaux en matière d’éducation, de santé et de climat.
Impact économique et environnemental
Le retrait des initiatives climatiques constitue un frein à la coopération mondiale contre le réchauffement. La réduction des financements américains fragilise de nombreux projets humanitaires et environnementaux.
Analyse politique
Cette décision s’inscrit dans la logique de la doctrine « America First » :
- Priorité nationale : recentrer les ressources sur les besoins internes.
- Méfiance envers les institutions internationales : jugées trop coûteuses et inefficaces.
- Volonté de rupture : marquer une différence nette avec les administrations précédentes.
Cependant, ce retrait massif soulève des interrogations : les États-Unis peuvent-ils réellement se passer des instances multilatérales ? Leur leadership ne risque-t-il pas de s’éroder au profit de puissances émergentes comme la Chine ou l’Inde ?
Impacts sectoriels
Dans le domaine du climat, le retrait du GIEC, de la CCNUCC et de l’IRENA affaiblit la coopération mondiale sur la lutte contre le réchauffement.
Sur le plan des droits humains, l’abandon de programmes comme ONU Femmes ou du Fonds des Nations Unies pour la démocratie réduit le soutien américain aux initiatives sociales et égalitaires.
En matière de sécurité, le retrait du Forum mondial contre le terrorisme et de la Commission de consolidation de la paix diminue l’implication américaine dans la lutte contre le terrorisme et la prévention des conflits.
Dans le champ culturel et scientifique, la sortie de l’Université des Nations Unies et d’organismes comme l’Institut international pour la justice et l’État de droit entraîne une perte d’influence académique et intellectuelle.
Enfin, sur le plan commercial, l’abandon de la CNUCED et du Centre du commerce international réduit l’impact américain sur les règles et négociations économiques mondiales.
Réactions médiatiques
Les grands médias américains et internationaux soulignent :
- Un tournant historique : jamais un président américain n’avait ordonné un retrait aussi massif.
- Un pari risqué : risque d’isolement diplomatique et de perte de crédibilité.
- Un signal politique fort : affirmation de la souveraineté américaine face aux institutions globales.
Le mémorandum signé le 7 janvier 2026 par Donald Trump marque une rupture radicale dans la politique étrangère américaine.
En se retirant de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU, les États-Unis redéfinissent leur place dans le monde.
Reste à savoir si cette stratégie de désengagement renforcera réellement la souveraineté américaine ou si elle conduira à un affaiblissement durable de leur influence globale.
# Donald Trump, #retrait États-Unis, #ONU, #organisations internationales, #mémorandum 2026, #multilatéralisme #climat, #ONU #Femmes, #CCNUCC, #GIEC, #diplomatie américaine, #America First.
Like et partage ❤️ ❤️
6Rejoignez notre canal WhatsApp dès maintenant ! Recevez nos actualités et ressources en temps réel.
Commentaires
Aucun commentaire pour cet article. Soyez le premier à commenter