Publié le 2025-12-17 14:24:08
Quand l’école renvoie ses non-lecteurs : le jour où la 6ᵉ a révélé l’échec du primaire
Plus de 1 300 élèves de 6ᵉ renvoyés pour insuffisance en lecture et écriture à Adzopé. Une décision choc qui met à nu une crise profonde de l’école africaine.
un électrochoc
Ils sont des centaines, alignés dans la cour d’un établissement scolaire. Des visages juvéniles, des uniformes propres, des regards tantôt inquiets, tantôt perdus. Devant eux, des autorités administratives. Le message est clair, implacable : plus de 1 300 élèves de classe de 6ᵉ sont renvoyés pour insuffisance en lecture et écriture.
Ce cliché venu d’Adzopé, en Côte d’Ivoire, n’est pas une simple image d’actualité. C’est un miroir brutal tendu à tout le système éducatif, bien au-delà des frontières ivoiriennes.
📚 Lire : la compétence mère de tous les apprentissages
On peut tout enseigner à un enfant, sauf à apprendre sans lire. La lecture est la clé d’accès à toutes les disciplines : mathématiques, sciences, histoire, consignes d’examen. Un élève qui ne lit pas est un élève qui devine, récite, imite… mais ne comprend pas.
Arriver en classe de 6ᵉ sans savoir lire correctement n’est donc pas un simple retard : c’est une fracture pédagogique grave.
⏳ Un échec construit sur plusieurs années
Ces 1 300 élèves ne sont pas devenus non-lecteurs en 6ᵉ. Leur difficulté est le résultat d’un enchaînement de défaillances :
Promotion automatique sans maîtrise des compétences de base
Classes surchargées au primaire
Évaluations centrées sur la récitation plutôt que la compréhension
Faible exposition aux livres, à l’école comme à la maison
Manque de remédiation précoce
👉 Le renvoi en 6ᵉ sanctionne une erreur collective accumulée depuis le CP.
⚠️ Une décision forte, mais lourde de risques
Certains salueront une mesure courageuse visant à relever le niveau. D’autres y verront une exclusion brutale. La vérité se situe entre les deux.
Oui, il fallait tirer la sonnette d’alarme. Mais renvoyer sans accompagner, c’est risquer de transformer une difficulté scolaire en décrochage définitif.
Un élève non lecteur n’a pas besoin d’humiliation publique ; il a besoin de temps, d’encadrement et de méthodes adaptées.
Une image qui interpelle toute l’Afrique francophone
Ce qui se passe à Adzopé pourrait se produire à Lomé, Cotonou, Ouagadougou ou Bamako. La crise de la lecture en fin de primaire est largement partagée.
À quoi sert de faire avancer un élève dans le système s’il ne comprend pas ce qu’il lit ?
🔑 Replacer la lecture au cœur de l’école
Cette image doit marquer un tournant. Les solutions sont connues :
-Faire de la lecture une priorité absolue dès le CP
-Évaluer systématiquement la compréhension écrite
-Mettre en place des classes de remédiation
-Former et soutenir les enseignants du primaire
-Impliquer les parents, même non lettrés
📖 Un enfant qui lit est un enfant qui a une chance.
En conclusion
Quand l’école échoue à apprendre à lire, c’est toute la société qui apprend à échouer.
Le sursaut est encore possible. Mais il commence par une vérité simple : on ne construit rien de solide sur un enfant qui ne lit pas.
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